Énergie, les tarifs du gaz atteignent des sommets…

Depuis janvier les tarifs du gaz ne cessent de croître, cet été de 4,4% en juin ; 9,96% en juillet ; 5,3% en août…

Les foyers populaires vont encore supporter une énième augmentation du prix du gaz avec celle de septembre de +8,7%, comme annoncé par la Commission de la Régulation de l’Énergie (CRE) ! La CRE se  »console » à la place des travailleurs disant que tous les pays européens et asiatiques sont impactés par cette hausse. D’après des spécialistes bourgeois cette augmentation du tarif réglementé s’expliquerait par la reprise mondiale ! Ainsi 13 gaziers sont parvenus en Europe en juillet dernier contre 22 le même mois de l’an dernier, engendrant pénurie et spéculation qui obéreront les classes les plus défavorisées.

Qui pourra encore se chauffer cet hiver ?

En effet, si actuellement le gaz est plutôt utilisé pour la cuisson des aliments qu’en sera-t-il lorsqu’il faudra allumer le chauffage ? Combien de familles peuvent chauffer leur logements normalement ? Selon l’Observatoire National de la Précarité Énergétique 53% des foyers restreignent déjà leurs consommations d’énergie à cause du coût devenu insupportable financièrement. Mais les actionnaires ne sont pas en régime sec (voir notre article de mars).

Le prix du Kilo-Watts énergie depuis avril dernier est passé de 7,9 à 9,34 centimes d’euro soit effectivement une réelle hausse de 18,228% HT! Elle fait suite aux sept hausses consécutives depuis janvier. Les travailleurs aimeraient que leurs salaires et revenus puissent augmenter de la même manière ! Elle touchera une frange très importante de consommateurs (7,9 millions) qui ne bénéficient pas d’offre annuelle fixe (tarifs fixes tout au long de l’année). Ces hausses deviennent exponentielles. Il y a tout lieu de craindre à l’approche de la mauvaise saison que soient de plus en plus nombreux les foyers qui devront baisser ou arrêter de se chauffer et ces personnes développeront de redoutables maladies dues à l’insuffisance de chauffage. Quand on connaît l’état de l’hôpital-public et les conditions nouvelles d’admission aux urgences…

Comme pour d’autres matières premières, l’énergie reste une des principales sources de sur-profits pour les monopoles. Après toute crise ou pic de crise la reprise économique, si tant qu’elle puisse être perçue ainsi par la masse des travailleurs, de part la demande accrue la spéculation et le parasitisme ainsi que la concurrence entre les monopoles et États impérialistes vont bon train pour faire le maximum de profit.

Depuis 2004 près de 100% d’augmentation…

Aujourd’hui depuis la privatisation de GDF en 2004 devenue Engie c’est une augmentation qui approche les 100%. Les travailleurs et leurs familles apprécieront ce fait alors que le gouvernement ne leur a donné que quelques maigres miettes depuis le début de la crise sanitaire et son cortège de licenciement et de précarité. Comme nous le disions en mars les travailleurs subissent dans les deux sens la crise par le surenchérissement des produits de première nécessité dont l’énergie et la déflation des salaires.

Accusons le capitalisme et combattons la vie chère…

Le capitalisme à son stade ultime, l’impérialisme, impose aux pays la privatisation de secteurs entiers de l’économie et de services, dont celui de l’énergie et de par leurs positions les monopoles fixent les prix à la consommation, afin de satisfaire leur loi du profit maximum. Ainsi nous avons une fois encore le démonstration que ce système basé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange, de la concurrence effrénée entre les monopoles et entre les États impérialistes, est intrinsèquement incapable de subvenir aux besoins sociaux élémentaires des populations, comme l’État qui leur est subordonné, de protéger les travailleurs et les couches populaires.

pour une autre politique de l’énergie !

Les travailleurs doivent avancer les mots d’ordres de « pôle de service-public de l’énergie » et celui de « contrôle centralisé et démocratique des travailleurs » dans leur combat pour une politique de l’énergie alternative par l’utilisation progressive, souple sans rupture et a meilleur coût du gaz et de l’électricité, tout en préservant les écosystèmes.

Le renversement révolutionnaire du Capitalisme et le bris de l’ État bourgeois par les travailleurs suivi de la construction du socialisme-communisme, société fondée sur la socialisation des moyens de production et d’échange et leur gestion démocratique par les travailleurs eux-même, devient nécessaire pour l’application qualitative et réelle d’une telle politique alternative.

Dans le cadre de sa campagne Accusons le capitalisme, le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) appelle les travailleurs à intensifier le combat contre la vie chère et l’envolée des prix des biens de première nécessité.

Signez la pétition : https://www.change.org/ContrelaVieChère

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