Nourriture ou poison?

Il ne se passe pas une année sans que l’on soit mis en présence d’un énième scandale alimentaire. Entre les fraudes, la découverte de l’ajout licite ou pas de substances toxiques, d’additifs, de colorants, nocifs pour le corps humain, il n’est que l’embarras du choix, hélas !

Il y a des scandales régulièrement, mais combien sont laissés dans l’ombre ?

Certains éclatent opportunément, affaiblissant une entreprise agro-alimentaire, ce qui permet son rachat (ou la liquidation d’un concurrent) par un monopole, tel Perrier par Nestlé !

Nombre d’additifs alimentaires n’ont pour vocation que de rendre certains produits plus agréables à l’œil (colorants), d’en augmenter la saveur avec des épices, du sucré, du salé, afin d’en camoufler la fadeur ou l’insipidité, voire la qualité médiocre ; afin de provoquer l’insatiabilité (envie irrépressible d’en consommer plus). Les monopoles agro-alimentaires et de la grande distribution sont les responsables majeurs de ces scandaleuses pratiques.

Prenons quelques exemples :

Nestlé, monopole mondial de l’agro-alimentaire, a admis n’atteindre que 37% de son chiffre d’affaires avec des produits ayant le seuil de bonne qualité nutritionnelle. Déjà dire le  »seuil de bonne qualité nutritionnelle » dévoile l’aspect non seulement général et oh combien imprécis de ce que cela indique.

En outre, ces seuils sont fixés par les mêmes : système nutri-code. Selon le « Financial Times », la majorité des produits alimentaires de Nestlé ne sont pas ou jamais sains pour la santé humaine. 60% de ses boissons et produits [Nescafé, Nestea, Maggi, Buitoni…] sont concernés. On se souviendra aussi que l’ancien PDG Brabeck avait laissé entendre que l’accès à l’eau n’était pas un droit mais devrait être une marchandise et privatisée. En bon capitaliste, il nous indique que vendre et faire des profits passe avant les besoins et au droit à la santé alimentaire de l’humanité. En général, ces aliments, et pas que chez Nestlé, sont bourrés d’additifs de saveurs, de colorants, de graisses et sel et sucres, dont l’abus est néfaste pour ceux qui les consomment : diabète, obésité, hypertension, problèmes digestifs, rénaux etc.. Malheureusement, pour se défaire de leur consommation, il faut pouvoir bien lire les ingrédients les constituant (en trop petits caractères) ou passer outre sa gourmandise excitée par ces additifs.

Autre exemple :

En mai dernier, il a été trouvé de l’oxyde d’éthylène dans des produits « Petit-navire » et dans des infusions Bio « Éléphant ». Il s’agit d’un pesticide et fongicide !

Les producteurs indiquent que la présence de ce pesticide est en dessous des seuils réglementaires ! Et même dans les glaces. En saison chaude, qui n’a eu une envie de savourer la fraîcheur d’une glace ? Encore l’oxyde d’éthylène qui, d’après des journalistes, laisse une agréable saveur (sic) ! Mais il peut s’attaquer aux poumons, provoquer des comas, des cancers et pire des mutations génétiques. Il a servi à la fabrication de l’ypérite dit  »gaz moutarde » responsables de centaines de milliers de blessés et d’environ 500.000 morts durant la 1ère guerre mondiale.

Ce pesticide n’est pas cher et est utilisé partout, et quand arrivent « des pépins », nos fiers producteurs font les gens navrés. Des lanceurs d’alertes révèlent quelques scandales, mais en fin de compte, les responsables ne sont que ces industriels de l’agro-alimentaire et de la grande distribution.

Depuis près d’un an des lots d’aliments innombrables (des milliers de références) sont rappelés en France comme en Europe car contaminés par l’oxyde d’éthylène, dont ceux contenant de la caroube (additif E410) contaminée par ce poison, dont l’U.E à fini par faire retirer les produits en contenant. Ce seraient selon une ONG plus 9300 références qui seraient concernées et depuis le début de ce mois plus de 360 références nouvelles en France, plus particulièrement des biscuits, gâteaux et crèmes glacées, de marques parfois très en vue ! Et pourtant, d’après la DGCCRF (direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes), ce  »poison » est interdit dans l’U.E tant pour l’alimentation humaine qu’animale à cause de sa dangerosité extrême.

Dans ce système de concurrence propre au capitalisme, les enseignes font baisser les prix sur le marché des produits alimentaires et aliments de base, les industriels en faisant de même auprès des producteurs c’est-à-dire des agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, etc. en France comme à l’étranger. C’est-à-dire acheter le moins cher afin de vendre le plus cher ou à tout le moins avec le maximum de marge (plus-value). Ainsi s’est mise en place toute une série de  »combines », légales et illégales, qui conduisent à trafiquer les aliments pour la consommation humaine mais aussi animale. Magouilles, afin de produire un aliment à moindre coût avec des produits de qualité médiocre imposés par la volonté du producteur visant à écouler à tout prix sa marchandise. Dans la logique du marché et de la concurrence, cette chaîne de responsabilité nous démontre que les capitalistes ne satisferont jamais les besoins alimentaires sains de la société, mais qu’ils satisferont leur soif de profits maximum. Enfin on constate que les États sont pieds et poings liés aux intérêts de ces monopoles agro-alimentaires et de la grande distribution, et pour cause, en système impérialiste, ils sont à leur service pour protéger leurs intérêts par des garanties diverses.

Énumération de quelques fraudes récentes : viande de cheval pour du bœuf ; huile de tournesol pour de l’olive donc plus chère donc plus de profits ; viandes ou poissons avariés transformés grâce à des procédés divers ; volailles trafiquées ; vins coupés, etc.

On se souviendra aussi de ces quelques scandales : huile d’olive frelatée (ajout d’huile moteur)  ; vin blanc d’Autriche avec du réfrigérant (glycol) ; viande aux hormones ; benzène dans l’eau de Perrier (curieusement l’entreprise sera rachetée par… Nestlé) ; crise de la dioxine avec des dizaines de milliers de malades et des cancers ; Coca-Cola avec un fongicide ; lait à la mélamine en Chine (là 2 des responsables ont été exécutés) ; œufs contaminés au Friponil (produit de traitement contre les acariens sur les animaux) ; lait infantile contaminé aux salmonelles (Lactalis monopole français) ; crise de la vache folle du fait de nourrir les bovins et même des volailles avec de la farine animale…

Évidemment, en corollaire, c’est la destruction massive de denrées alimentaires, un scandale vu le nombre de femmes, d’hommes et d’enfants souffrant de la faim, de dénutrition, et des pertes subies pour les travailleurs de ces entreprises, car les capitalistes font toujours payer leurs fautes à leurs salariés et employés. Rappelons l’affaire Spanghero où les médias officiels sont tombés à bras raccourcis sur les salariés, épargnant les dirigeants !

Cela pèse aussi sur les prix des marchandises en rayon pour la clientèle.

Aujourd’hui, nous devons imposer des normes alimentaires strictes, draconiennes, aux monopoles !

Tant que la production alimentaire sera aux mains des capitalistes, nous ne pourrons jamais contrôler réellement la production et rien n’empêchera ceux-ci de déréguler ou de réduire à néant le peu de législation sanitaire, de réduire les moyens de contrôle, de tricher tant en France qu’à l’étranger, afin de tirer les prix les plus bas des producteurs et maintenir les profits les plus grands dans l’enfer de la concurrence capitaliste.

Le capitalisme (la bourgeoisie) ne résoudra jamais le pari de produire pour la satisfaction des besoins alimentaires de la société, des aliments sains permettant la reconstruction de la force de travail, le maintien en bon état de l’organisme humain ; au contraire, il fera tout pour satisfaire sa soif de profits maximum immédiats.

L’exploitation dévastatrice de la forêt, de la terre et de la mer par le capitalisme met en danger la santé et la vie des populations ainsi que l’équilibre fragilisé de l’environnement, sans parler des pollutions engendrées par cette exploitation !

La qualité de l’alimentation ne dépend pas des procédés ou des méthodes de fabrication (artisanal ou industriel), mais de la qualité des produits de base, de la qualité de la fabrication (respect des procédés de fabrication etc.) et des méthodes de conservation jusqu’au consommateur.

Seul le socialisme-communisme, par la socialisation des entreprises agro-alimentaires, le contrôle démocratique de toute la chaîne de production, appliquant les règles sanitaires édictées par la science et en contrôlant en amont la qualité de la production des agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, pourra satisfaire à la fois les besoins de la population en aliments sains, variés, et une juste rémunération de la paysannerie. Cela nécessite le renversement révolutionnaire du capitalisme et le bris de son État bourgeois par les travailleurs !

Dans le cadre de sa campagne Accusons le capitalisme, le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) appelle les travailleurs à intensifier la dénonciation et le combat contre la vie chère.

Signez la pétition : https://www.change.org/ContrelaVieChère

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